Compte rendu du débat international organisé par les jeunes

25 Juin

Coline Baty et Emilie De Bonneval-Bargo réalisent ici un feedback sur le débat « Crise économique : l’importance des valeurs du développement durable dans les choix de carrière personnels » organisé par la délégation au Sommet des Peuples.

La délégation de 10 jeunes de la Ligue de l’enseignement a mené une animation autour du thème du travail. Un jeu de positionnement, outil caractéristique de l’éducation populaire a été utilisé pour animer le débat.

Des jeunes français de la délégation, des collégiens et des étudiants brésiliens ont notamment participé aux discussions. Quelques journalistes ont également assisté aux échanges et interviews des jeunes.

Un échange avec près de 80 personnes !

Avant de commencer le jeu de positionnement à proprement parler, quelques jeunes brésiliens et français se sont présentes, explicitant la nature de leur travail ou futur travail ainsi que leurs motivations.

De nombreuses questions ont été abordées grâce au jeu de positionnement. En voici certaines.

Quelle place pour les valeurs et l’argent dans le choix d’un travail ?

Seules quelques personnes présentes ont dit privilégier ou vouloir privilégier l’argent dans leur choix de carrière. Les autres participants étaient soient mitigés soient convaincus de l’importance des valeurs dans un choix d’orientation professionnelle. Beaucoup de jeunes ont dit être prêts a s’engager bénévolement pour leurs valeurs.

Les arguments suivants ont notamment été avancés:

  • Il est possible d’essayer de concilier un engagement pour des valeurs avec un niveau de vie acceptable. Travailler au nom de ses valeurs ne signifie pas forcement être bénévole.
  • Nous ne pourrons vraiment concilier travail et valeurs que si nous repensons le concept même de travail. Dans notre système social actuel, celui-ci est lié à l’argent. Il faut donc casser ce lien et repenser le travail au sein d’un nouveau paradigme de société.

Témoignages: des choix professionnels ayant nécessité un sacrifice des valeurs ?

« Mon père travaillait dans un journal brésilien ou il éditait parfois des reportages avec lesquels il n’était pas d’accord » (témoignage d’une jeune fille brésilienne)

–  » Mon premier boulot était au McDonald’s. Travailler dans cette entreprise fordiste internationale était contre mes valeurs. Aujourd’hui je suis professeur. » (témoignage d’une femme brésilienne)

Travail local ou international ?

La répartition des participants selon ces deux choix était à peu près équilibrée.

Les personnes ayant dit préférer travailler localement, c’est à dire dans leur pays d’origine, ont notamment évoqué les raisons suivantes:

  • « Le monde étant plein de diversité, culturelle par exemple, je veux le découvrir pour y trouver ma voie. » (témoignage d’une jeune fille brésilienne)
  • « Je souhaite vivre au Brésil tout en voyageant pour découvrir et partager. » (témoignage d’une jeune fille brésilienne)

Celles ayant plutôt opté pour un travail dans leur pays d’origine ont avancé les arguments suivants:

  • « Je pense qu’aujourd’hui il y a beaucoup d’opportunités pour travailler au Brésil et être utile localement. On peut faire du global au local en aidant sa communauté. » (témoignage d’un jeune étudiant en affaires internationales)
  •  » Je souhaite travailler en France car je pense qu’il est mieux de travailler dans son pays, c’est à dire sur ce que l’on connait » (témoignage d’un jeune étudiant français membre de la délégation)
  • « J’apprécie énormément ma culture et je souhaite m’en inspirer dans mon travail en adaptant des courants de pensée étrangers (par exemple le surréalisme européen des années trente) a la culture brésilienne. » (témoignage d’un jeune brésilien étudiant en architecture).

Travail individuel ou collectif ?

La majorité des participants semble être plus séduite par l’idée du travail en groupe. Quelques uns ont cependant exprime leur préférence pour le travail individuel en avançant les idées suivantes:

« Je crois que le travail ne peut être bien fait que si je le fais seul. » (étudiant brésilien)

– « Je n’aime pas dépendre de quelqu’un d’autre » (jeune brésilienne)

–  » J’ai peur de la compétition créée par le travail en groupe » (jeune brésilien)

Les participants ayant préféré se positionner pour un travail collectif ont livré les éléments suivants dans les échanges:

– « Je suis Directeur d’une association où nous faisons en sorte que chacun ait la même voix. Les écarts de salaires sont très réduits et nous votons ensemble la majorité des décisions.” (jeune français)

“Le problème c’est notre conception du travail. Actuellement il est pensé pour le bien-être individuel et non pas collectif. C’est cette vision que la conférence Rio + 20 doit réviser. Travailler pour la collectivité est une utopie mais nous devons quand même chercher à l’atteindre.” (jeune brésilien)

“Cette animation est un très bon exemple de travail collectif.” (jeune brésilien)

“Le travail collectif permet d’éviter certaines erreurs que l’on pourrait faire individuellement.” (jeune française).

Le débat est clôt après des remerciements adressés à l’ensemble des participants. Les discussions continuent de façon informelle une fois les gens levés et des interviews sont réalisés par des journalistes et jeunes brésiliens.

 

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